
Le Lycée International de Los Angeles (LILA) va bientôt fêter ses quarante-cinq ans d’existence. L’établissement a été « fondé en 1978 par un groupe de visionnaires d’origines culturelles variées qui voulaient que la communauté de Los Angeles ait une école qui prépare les enfants à vivre dans un environnement qui devenait de plus en plus international. Etant majoritairement français, ils ont choisi de proposer un programme fondé sur celui de l’Education Nationale française », dit le site internet de l’établissement.
Depuis la petite maison du quartier de Van Nuys et ses sept élèves, l’école a bien grandi et n’a cessé de se développer. Aujourd’hui, le LILA compte plus de mille élèves, répartis sur quatre campus dans différents quartiers de l’agglomération, allant de la Maternelle petite section à la Terminale. Son programme est bilingue français/anglais, et il propose au lycée la voie traditionnelle française du Baccalauréat et celle du diplôme du Baccalauréat international (IB).
La communauté du LILA est unique en son genre: on compte une quarantaine de langues parlées et soixante-cinq nationalités! On entend des accents dans tous les coins des campus, et les échanges pluriculturels sont riches – entre enfants et entre parents.

Sa mission et ses valeurs
« Notre mission est de développer des penseurs critiques bilingues qui sont ouverts d’esprit, confiants, attentionnés et préparés pour réussir dans un monde divers et compétitif (…) La réalisation de notre mission et de notre vision se fonde sur le principe que chaque membre de notre communauté s’engage à promouvoir : le respect, l’excellence, la diversité« , peut-on lire sur le site, ainsi que sur certains murs du campus secondaire.
Pour remplir ces objectifs tout en continuant de se développer, l’établissement s’appuie sur plusieurs accréditations officielles, à commencer par celle du ministère de l’Education nationale, puis d’organismes américains et internationaux.
Les accréditations françaises, américaines et internationales
Ma vision du rôle de chacun dans l’établissement (janvier 2023)
Placer l’élève au coeur de notre métier d’éducateurs et d’enseignants: voilà l’unique façon de remplir la mission affichée plus haut tout en respectant nos valeurs! Ci-dessous, le schéma préparé en janvier 2003 dans le cadre de notre formation. Il est imparfait, mais j’ai voulu restituer ici ma vision d’origine sur le rôle tenu par toutes les équipes de notre établissement: de l’équipe enseignante aux surveillants, du personnel d’entretien à la direction des admissions, en passant par les comptables, la bibliothécaire, les responsables de la vie scolaire ou encore l’association de parents d’élèves.

C’est dans ce contexte bilingue et pluriculturel que j’ai donc commencé ma carrière d’enseignant. J’ai pu m’appuyer sur une structure solide, qui se développe et globalement bien organisée. Le LILA est une association à but non lucratif (statut de non profit organization aux Etats-Unis), dont le financement repose presque exclusivement sur les inscriptions et sur des campagnes de levées de fonds régulières auprès des familles. Comme toute association, les revenus sont réinvestis dans l’activité de l’établissement
« Portrait robot » des familles
Les familles de la communauté du LILA sont majoritairement aisées. Cependant, on constate tout de même une mixité sociale, puisque 26% des élèves bénéficient soit de la bourse attribuée aux élèves citoyens français qui remplissent les critères de revenus via le consulat général de France, soit de l’aide financière interne au LILA.
La mixité est surtout culturelle et linguistique. Sur le millier d’élèves, environ un tiers ont un ou deux parents français (donc au moins en partie francophones), un tiers sont américains (exclusivement anglophones) et un tiers vient du reste du monde (au moins une autre langue que l’anglais et le français). Pour les familles françaises installées depuis longtemps en Californie, ou pour les expatriés de passage pendant quelques années, le LILA est bien connu ou rapidement identifiable, étant le seul établissement accrédité par l’Education nationale avec le Lycée français.
Mais pour les familles non françaises, quelles sont les motivations à inscrire leur enfant dans cette école? Après avoir travaillé à l’administration centrale, au contact de l’extérieur et de familles prospectives, je peux émettre ici quelques hypothèses. En premier lieu, la réputation et le prestige de « l’éducation à la française », souvent lié à une réelle francophilie, voire à une bonne connaissance du pays, sont indéniables. Ensuite, l’intérêt financier: si une inscription au LILA coûte environ vingt mille dollars par an – une somme très conséquente -, cela reste un tiers, voire moitié moins cher qu’une école privée américaine monolingue de bonne réputation à Los Angeles (pour le primaire ou le secondaire). Enfin, une dernière hypothèse plus triviale, mais que j’observe en tant que parent d’élève et employé: l’image, le « statut social » reflétés d’avoir son enfant dans une école française.
Tel est le contexte de mon enseignement. La suite de ce portfolio tentera de répondre à la problématique choisie: Préparer et piloter des séances d’enseignement-apprentissage pour favoriser la gestion de l’hétérogénéité de mes classes.








